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 Me'shell Ndegeocello

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PIW
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MessageSujet: Me'shell Ndegeocello   Dim 12 Déc à 19:44

Bassiste, auteur Compositeur Interprete et Lead.

Meshell Ndegeocello, rencontre un gros succès d'estime dès la parution, fin 1993, de son premier album, Plantation Lullabies, dont la couleur musicale annonce tout le courant "nu soul".
Dans la foulée, elle enregistre en duo avec le chanteur rock John Mellecamp: "Wild Night" flirte avec les sommets du Billboard et le grand public la découvre alors vraiment.
Trois ans plus tard, après une collaboration remarquée avec l'immense pianiste de jazz Herbie Hancock (sur la compilation Red Hot & Cool), elle publie son deuxième opus, le déjà classique Peace Beyond Passion, puis, en 1999, le courageux Bitter, dans lequel elle se met à nu, découvrant le côté folk et intimiste de son art.
Son quatrième disque, Cookie - The Anthropological Mixtape, est un brulôt engagé et militant où la diversité et la complémentarité des styles musicaux abordés est impressionnante - funk, rap, soul, jazz, spoken word...
Fin 2003, avec Comfort Woman, Me'shell rencontre une fois encore un vrai succès critique. Elle met actuellement la dernière touche à un album jazz et instrumental intitulé Dance of the Infidels sur lequel on peut entendre a ses cotés:Jack Dejohnette, Cassandra Wilson, Kenny Garrett, Joshua Redman...

Discographie dans le désordre.

- Grace
- Peace Beyond Passion
- Bitter
- Call Me
- Revised Historical Sampler
- Dred Loc
- Planation Lullabies
- If That's Your Boyfriend (1993)
- Leviticus Faggot
- Who Is He And What Is He To You
- Never Miss The Water (with Chaka Khan)
- Me'shell Ndegeocello
- Earth
- Pocket Book
- Cookie - The Anthropological Mixtape
- Cookie - The Quintessential Meshell Mixtape
- You've Really Got A Hold On Me
- Comfort Woman (2003 Europe)

Ca fait pas mal d'albums hein ? Attention, beaucoup sont introuvable en neuf... Reste l'occase... Bonne chasse...

Allez y les yeux fermés, c'est autre chose que Joss Stone... Enfin, à mon avis...
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MessageSujet: Re: Me'shell Ndegeocello   Ven 7 Jan à 14:44

Découverte pour certains, approfondissement pour d'autres : une bio/discographie (ou l'inverse) en forme de revue de détail de Michelle Johnson alias Meshell Ndegéocello alias Bashir Shakur, compositrice, bassiste et chanteuse (ou l'inverse) passionnante et passionnée (ou l'inverse) -- par F. Goaty.

LES ALBUMS
Depuis fin 1993, Meshell Ndegéocello a publié “Plantation Lullabies”, “Peace Beyond Passion” (1996) et “Bitter” (1999, tous sur Maverick). “Cookie : The Anthropological Mix Tape” doit paraître le 12 mars (pour une chronique exclusive de cet album-événement, lire la rubrique Tangentielles dans le prochain Jazz Magazine – n° 523, février 2002, en kiosque le 26 janvier). Un disque tous les trois ans : voilà qui tranche sur la frénésie ambiante et la surproduction rampante. Mais plus que cette sage régularité, c’est la variété musicale de ces quatre recueils qui surprend. Il y a comme un monde entre “Plantation Lullabies” et “Bitter”, et pourtant c’est la même femme qui chante, joue de la basse ou des claviers, entourée de musiciens que ni les amateurs de jazz ni les amateurs de soul ou de funk ne sauraient ignorer : Joshua Redman, Jacques Schwarz-Bart, Bennie Maupin (anches), Wah Wah Watson, Mike Hampton, Allen Cato, David Fiuczynski, Wendy Melvoin (g), Geri Allen, Michael Cain (p), Billy Preston (org), Federico Gonzales Peña (claviers), Marcus Miller (elb, bcl), Gene Lake, Sean Rickman, Abe Laboriel, Jr. (dm), Luis Conte (perc), Joe Henry, Lalah Hathaway (voc)...

En quatre albums, cette admiratrice de Prince qui ne mâche pas ses mots a réussi la synthèse de la soul music, du hip hop (dans la forme la plus poétique – plus proche du spoken word à la Gil-Scott Heron que de Snoop Dogg...), du jazz (John Coltrane pour l’esprit, Herbie Hancock pour la lettre), du folk (les ambiances de “Bitter”, par exemple, naviguent entre le “Chapter Two” de Roberta Flack et le “Court And Spark” de Joni Mitchell), et même d’une pop music funky-synthétisante venue d’Angleterre (David Gamson, l’un de ses plus anciens collaborateurs, fait partie du groupe Scritti Politti).

D’emblée, Meshell a imposé un son (seul “Bitter” tranche avec ses trois autres albums : la “patte” du producteur Craig Street y est très forte), un style vocal (incroyablement sensuel : parlé-chanté-rappé), un univers – (bi)sexualité, religion(s) et politique sont les thèmes qu’elle aborde dans ses chansons. On ne le dit pas si souvent : Meshell est aussi une bassiste d’exception – ceux qui l’ont vue sur scène (à Paris en 1996 à l’Elysée-Montmartre, par exemple) le savent, qui ont entendu une jeune femme sachant trouver la note juste, douée d’un timing et d’un groove ahurissants (Steve Coleman, en 92, ne s’y était pas trompé).


Chaque disque de Meshell possède son rythme intérieur, sa et ses raisons d’être, de dire, de jouer – musique non-formatée, paroles non-censurées. Impossible d’en laisser un pour le compte d’un autre... Cela dit, il semble bien que “Cookie...” opère une magistrale synthèse des précédents albums ; mais l’aventure ne fait que commencer. (On dit que Meshell a près de 200 morceaux en “réserve” et aurait déjà enregistré de quoi publier un disque “de jazz” – instrumental, sans doute – que Warner devrait peut-être publier – mais rien n’est moins sûr.) Depuis 1993, toujours loin des sunlights (ou presque : elle a tout de même collaboré avec Herbie Hancock, Chaka Khan, Prince et les Rolling Stones...), hors-circuit (on pense à toutes les MTV, aux charts réducteurs, aux extrêmes formatages radiophoniques), loin du strass et des paillettes, Meshell poursuit son œuvre, femme de caractère, musicienne accomplie : artiste libre.


LES SINGLES (REMIXES ET INEDITS)
Comparée aux mastodontes de la soul, du funk et de la pop, la discographie “cd-singles” de Meshell n’est pas énorme. Sélection.


Trois titres de “Plantation Lullabies” ont été publiés en cd-single :

– If That’s Your Boyfriend (He Wasn’t Last Night)
Indispensable : le single américain (Maverick/Sire 941316-2) de ce classique de Meshell, comprenant cinq remixes réussis (notamment ceux du fort respectable Lil’ Louis).

– Dred Loc
Non moins indispensable : le single, importé des Etats-Unis également (Maverick/Sire 941039-2) comprenant deux remixes : le magnifique Skins I’m In Remix (véritable recréation produite par Me’Shell et David Gamson) et le Sly ‘N’ Robbie Remix (produit par LA ryhtmique jamaïcaine : Sly Dunbar et Robbie Shakespeare).

– Call Me
Un Master Mix de Call Me... intéressant, sans plus (Maverick/Sire/Reprise/Import Angleterre).



Outside Your Door (Maverick)

– Outside Your Door (ci-dessus)
Importé d’Australie (Maverick 9362416222), un joli remix (plus acoustique, plus épuré) de cette ballade.

De “Peace Beyond Passion”, trois titres ont été extraits en version single :
– Leviticus : Faggot
Un remix très “house” (remixé par Teri Bristol) pour ne pas danser idiot (Maverick 936243726-2).
– Who Is He And What Is He To You
De nombreuses versions en ont été publiées – au Japon, en France, Australie... La plus intéressante est l’allemande (Maverick 9362-43812-2), qui contient deux remixes indispensables : 125th Street Mix (plus funky) et Quiet Storm Mix (comme son nom l’indique : plus apaisé...).
– Stay
Dans le commerce (il y a eu un cd-single avec six remixes, mais qui n’a jamais paru officiellement), on trouvera un cd-single simple : deux titres, mais non des moindres... Stay en Soul Power Mix (excellent) et un inédit (ou un non-album track si vous préférez...), The Teaching (indispensable à tout fan sérieux).

Aucune des douze chansons composant “Bitter” n’a été publiée en cd-single dans le commerce. (On signalera tout de même que le pressage japonais de “Bitter” – Maverick WPCR-10428 – contient un morceau supplémentaire : une très belle alternate de Wasted Time.)
Enfin, on annonce dès à présent des remixes de Pocketbook, premier single extrait de “Cookie...”.

a suivre

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MessageSujet: Re: Me'shell Ndegeocello   Ven 7 Jan à 14:44

MESHELL CHEZ LES AUTRES :
PARCOURS DISCOGRAPHIQUE
Avant de publier fin 93 son premier album personnel, “Plantation Lullabies”, Meshell Ndegéocello (née Michelle Johnson le 29 août 1969 à Berlin) n’avait que peu enregistré en tant que sidewoman, mais s’était fait remarquer à Washington D.C. (où elle a grandi) en jouant dans des groupes de go-go music dès la fin des années 80 (Little Bennie And The Masters, Rare Essence). Un soir, à la Knitting Factory – elle s’est installée à New York au début des années 90 –, elle aborde Steve Coleman : « Je connais toutes les lignes de basse de vos morceaux. Tenez, c’est la cassette de mon premier album, il devrait sortir l’année prochaine... »


Steve Coleman "Drop Kick" (Novus)
En janvier 1992, Coleman fait jouer la jeune bassiste électrique sur trois morceaux de son album “Drop Kick” (Novus) : Drop Kick, Dread Drop et Z Train. À la batterie, une autre jeune femme, Camille Gainer – Michelle se prénomme déjà “Meshell” mais pas encore “Ndegéocello” (“Libre comme l’oiseau” en swahili). La même année, elle participe au “Beach Of The War Goddess” de la chanteuse Caron Wheeler. Elle joue de la basse et signe l’arrangement d’une reprise du Wind Cries Mary de Jimi Hendrix. (On dit que le producteur Alan Douglas lui avait demandé d’enregistrer une série de reprises de chansons d’Hendrix. Le projet n’avait pas vu le jour.) À la batterie : Will Calhoun du groupe Living Colour, pour qui elle auditionnera après le départ de Muzz Skillings, leur premier bassiste – c’est finalement Doug Wimbish qui décrochera le gig. À noter aussi, dans la catégorie “War Goddess International” (“L’Internationale des Déesses de Guerre” !), des special thanks la présence de Lalah Hathaway, la fille du chanteur de Chicago Donny Hathaway – dix ans plus tard, Caron Wheeler et Lalah Hathaway chantent sur le nouvel album de Meshell, “Cookie : The Anthropological Mix Tape” (Maverick)...


"Get Set V.O.P." (Polydor)

En 1993, quelques semaines avant la parution de “Plantation...”, on croise une certaine Me’Shell (apparition de l’apostrophe avant le S) – qui appears déjà courtesy of Maverick Records – sur le disque d’un curieux duo (composé des frères Batson, qui ont par ailleurs travaillé avec Geri Allen, Jean-Paul Bourelly...), Get Set V.O.P. (“V.O.P.” pour “Voice Of the Projets”, ou “les voix de la cité” – c’est d’ailleurs le titre du cd, Polydor/Import Etats-Unis). Me’Shell (plus “Johnson” mais pas encore “NdegéOcello”...) joue sur Black On Black — son de basse caratéristique. (On remarque aussi, dans les special thanks, toujours instructifs, la présence de Craig Street, futur producteur, entre autres, de Cassandra Wilson, K.D. Lang, Joe Henry et... Meshell Ndegéocello.)

1994 : la patronne de Maverick Records, une certaine Madonna, invite sa nouvelle protégée (“Plantation...” a paru quelques mois plus tôt) à jouer de la basse et à rapper-chanter sur un titre de son album “Bedtime Stories” (Maverick). Jetez une oreille sur I’d Rather Be Your Lover : Me’Shell (créditée à la bass and in your face) s’y fait habilement remarquer. Suite à l’excellent accueil (du moins critique) de “Plantation...”, Me’Shell NdegéOcello (notez le “O” capital) commence à multiplier les apparitions. Elle participe à la musique du film de John Singleton “Higher Learning” (Epic/Import Etats-Unis) et offre un inédit, Soul Searchin’ (I Wanna Know If It’s Mine), magnifique chanson lente co-produite par Me’Shell et David Gamson, son alter ego de “Plantation...” et co-leader du groupe anglais Scritti Politti (Luis Conte est aux percussions, Me’Shell et Gamson s’occupent du reste). Plus tard, elle participe au double-cd “Stolen Moments - Red Hot + Cool” (Grp Red Hot/Import Etats-Unis), enregistré pour récolter des fonds pour lutter contre le sida. Elle offre encore un magnifique inédit, Nocturnal Sunshine, enregistré avec rien moins qu’Herbie Hancock au piano, Wah Wah Watson à la guitare, Harvey Mason à la batterie et Luis Conte aux percussions (Me’Shell est évidemment au chant et à la basse, mais aussi au Fender Rhodes et au Clavinet ; Gamson est aux claviers et à la programmation). Une vidéo paraît à la même époque (même titre que le cd, sur PolyGram Video), contenant une version live de Nocturnal Sunshine, sans Hancock mais avec, entre autres, Joshua Redman au ténor (qui participera deux ans plus tard à “Peace Beyond Passion”, deuxième album de Me’Shell) et David Fiuczynski à la guitare (aux côté de Wah Wah himself).


CD-single Wild Night avec John Mellecamp
Toujours en 94, Me’Shell apparaît sur l’album du chanteur John Mellecamp, “Dance Naked” (Mercury). Elle joue (et assure les backing vocals) sur The Big Jack et, surtout, chante en duo (en tenant aussi la basse) avec Mellecamp sur une reprise du Wild Night des Rolling Stones, qui atteindra les sommets des hit-parades étatsuniens et la fera connaître (momentanément) d’un public qui, sans doute, serait passé à côté. (Sur la pochette du cd-single, ci-dessus, elle pose avec Mellecamp.)

1995 : nouvelle participation à la musique d’un film (co-starring Harry Belafonte et John Travolta), “White Man’s Burden” (Atlantic TAG Recordings) et nouvel inédit : Time Has Come Today, reprise rock-funkysante d’un tube late sixties des Chamber Brothers (Gene Lake, qui assurera quelques mois plus tard toutes les parties de batterie de “Peace...”, se fait remarquer plus qu’à son avantage). Petit tour par la compilation “Ain’t Nuthin’ But A She Thing” (London/Import Etats-Unis) où elle duettise avec la chanteuse Vanessa Williams (Open Your yes You Can Fly). Apparition (discrète : elle ne joue, de la basse, que sur un titre) sur le “Seduction” (Warner Bros./Import Etats-Unis) du (médiocre) saxophoniste “smooth jazz” Boney James. Autre collaboration, plus convaincante : avec Marcus Miller sur “Tales” (Dreyfus Jazz). Elle co-compose avec lui Rush Over – elle laisse la basse à Miller mais chante (très sensuellement) et signe un bref solo de synthétiseur. Indispensable. [N.b. : au printemps 94, lors d’un blindfold test avec Miller pour Jazzmag, nous lui avions fait écouter Drop Kick de Steve Coleman, featuring Meshell à la basse. Miller avait aimé, mais s’était surtout dit qu’il devrait enregistrer avec cette Miss NdegéOcello... Quelques mois plus tard, il l’avait croisée lors d’un festival d’été, lui avait dit qu’il avait entendu un morceau avec elle lors d’un blindfold test parisien et aimerait bien qu’ils fassent quelque chose ensemble. Six ans plus tard, Meshell lui rendra la politesse en l’invitant à jouer sur “Cookie...”]


"Panther" (Mercury)
Toujours en 95, le metteur en scène Mario Van Peebles (fils de Melvin) sort “Panther”. Meshell participe à la bande originale (Mercury), joue de la basse et prend une manière de rap chorus sur Freedom (Theme From Panther), la chanson-titre du film. Enfin, on signalera que le jazz girl group Straight Ahead reprenait la même année l’une des chansons de “Plantation...”, Step Into The Project (“Dance Of The Forest Rain”, Atlantic/Import Etats-Unis).

1996 : petits encas avec le “Mr. X” (Lightyear Entertainment/Import Etats-Unis) du claviériste Jason Miles (un titre : Cara’s Theme, Meshell n’y joue que du clavier-basse. Passons), le “Jazzmatazz Volume II - The New Reality” (Cooltempo) du rappeur Guru (elle duettise et joue de la basse sur un titre, For You), le “Ratamacue” du batteur Harvey Mason (un titre à la basse, Scream. Bof !), le premier album (Source-Virgin) de la fille de Dee Dee Bridgewater, China (par l’entremise du producteur Bob Power, elle joue sur un titre, Time. Bof bof...). Plus intéressant : sa contribution au disque de la chanteuse pop-folk Holly Palmer (“Holly Palmer”, Reprise/Import Etats-Unis) – deux titres à la basse, Come Lie With Me et surtout Lickerish Man – et à l’hommage à Marvin Gaye, “Inner City Blues - The Music Of Marvin Gaye” (Motown), où elle co-produit une reprise d’Inner City Blues (Makes Me Wanna Holler) chanté par Nona Gaye (la fille de...). On y retrouve, à la guitare et aux claviers, deux anciennes (et illustres) collaboratrices de Prince, Wendy Melvoin et Lisa Coleman.

a suivre

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MessageSujet: Re: Me'shell Ndegeocello   Ven 7 Jan à 14:45

1997 : publication, sur Mammoth Records, d’une compilation d’artistes dont une performance live a été diffusée sur Morning Becomes Eclectic, émission phare de la radio californienne KCRW (www.kcrw.com) -- animée (créée ?) à la fin des années 70 et pendant les années 80 par un proche de Jazz Magazine, Tom Schnabel... Un titre de Me’Shell : Ecclesiastes : Free My Heart (la version originale figure dans “Peace...”). Dans quatre bandes originales de film et/ou de série parues cette année, on retrouve Me’Shell. D’abord dans “Living Single” (Warner Bros./Import Etats-Unis) avec un étonnant inédit, Pain : écrit par Prince, interprété par Chaka Khan, et mis en musique par Me’Shell (elb), Joshua Redman (ts), Federico Gonzales Pena (claviers), Wah Wah Watson (g), Leon “Ndugu” Chancler (dm)... Puis dans “Batman & Robin” (Warner Bros.), avec la reprise d’une célèbre composition de Leiber & Stoller, Poison Ivy (version “techno-funk” qui a dû faire grimacer les puristes rock’n’roll...), co-produite une fois encore avec son compère David Gamson (Fiuczynski est à la guitare). Dans “Money Talks” (Arista), on retrouve The Teaching dans une version mixée différemment de celle figurant dans le cd-single de Stay (voir chapitre “Cd-Singles”). Et dans “Love Jones” (Columbia), enfin, c’est tout simplement Rush Over, fruit de sa collaboration avec Marcus Miller (cf. “Tales”, 1995), qui succède (plage 11), soit dit en passant, à un bel inédit de Cassandra Wilson (You Move Me, plage 10).


Chaka Khan "Epiphany: the Best of C.K." (Warner)
Pour ce qui est de ses collaborations avec d’autres artistes, on signalera sa participation au premier album du chanteur Lynden David Hall, “Medecine 4 My Pain” (EMI) – un titre, à la basse : Sexy Cinderella –, son duo vocal avec la rappeuse Queen Pen (in “My Melody”, Lil’Man-Interscope) sur une reprise amusante d’If That Your Boyfriend (He Wasn’t Last Night) rebaptisée Girlfriend, son apparition sur le “Bridges Of Babylon” des Rolling Stones (Virgin) – un titre à la basse (mixée très en arrière) : Saint Of Me – et, last but not least, sa collaboration avec Chaka Khan sur deux titres de la compilation “Epiphany : The Best Of C.K.” (Warner Bros.) : Every Little Thing (Me’Shell à la basse) et surtout Never Miss The Water, où Me’Shell chante-rappe au côté de Khan (l’inévitable Gamson est à la production, Wah Wah Watson et Allen Cato aux guitares, Luis Conte aux percussions...) – à signaler aussi, le cd-single (Reprise/Import Etats-Unis) de Never Miss The Water contenant sept remixes qui, pour une fois, valent le détour.


"Down in the Delta" (Virgin)
1998 : nouveaux inédits pour de nouvelles musiques de film : Let Me Have You dans “How Stella Got Her Groove Back” (Flyte Tyme Records) et My Soul Don’t Dream dans “Down In The Delta” (Virgin) – le deuxième en duo avec le jeune bluesman Keb’Mo et featuring Jim Keltner à la batterie – à noter également que ce morceau est produit par son vieil ami Craig Street, qu’elle a connu lorsqu’elle était membre de la Black Rock Coalition (dont Vernon Reid etait un des animateurs), et qu’elle retrouvera quelques mois plus tard pour l’enregistrement de “Bitter”. Un petit titre, aussi (à la basse, Deliver Me) sur le disque d’un groupe de Minneapolis, Tina And The B-Sides (“It’s All Just The Same”, Sire) – où l’on retrouve aussi, pour la petite histoire, Michael Bland à la batterie (qui ne joue malheureusement pas sur le même morceau que Me’Shell) et Chuck Zwicky aux manettes (ex-ingénieur du son de Prince qui, récemment, a travaillé sur “News From The Jungle” du trio Johnson-Thompson-Bland)...

1999 : six entrées supplémentaires dans la discographie de Me’Shell. Avec le chanteur de charme “r’n’b” Eric Benét d’abord, pour un Ghetto Girl où elle partage le lead vocal (“A Day In The Life”, Warner Bros.). Deux piges en tant que bassiste avec le duo pop-folk Indigo Girls sur leur album “Come On Now Social” (Epic/Import Etats-Unis) : We Are Together et Compromise. Une participation au cd compilant les meilleurs moments de la tournée Lilith Fair (regroupant uniquement des artistes féminines) : une version live de I’m Diggin’ You (Like An Old Soul Record) (“Lilith Fair - A Celebration Of Women In Music, Volume 3”, Arista). Un nouvel inédit, Untitled – produit par son guitariste, Allen Cato – sur la musique du film “The Best Man” (Columbia). Une participation active au nouveau cd de Scritti Politti, le groupe de son ex-producteur Gamson (dirigé par la chanteur-compositeur Green Gartside), “Anomie & Bonhomie” (Virgin). Elle se fait particulièrement remarquer (chant ou basse) sur l’excellent Die Alone ou The World You Understand (It’s Over + Over + Over).


Rahzel "MTM 2000" (MCA Okay Player)
Pour clore 1999, Meshell (qui a perdu son apostrophe depuis “Bitter”) participe au premier cd du rappeur-bruitiste Rahzel, “Make The Music 2000” (MCA Okay Player) : magnifique Steal My Soul “lead vocalisée“ par ses soins, où se distingue aussi le saxophone de Branford Marsalis. Enfin, on retrouve une (brève) composition de sa plume sur l’album “Inside” de David Sanborn (Cane), mais elle ne joue pas sur le disque...


Le DVD "Disappearing Acts" (HBO Home Video)
En 2000, nouvelle participation au deuxième cd de Lynden David Hall, “The Other Side” (EMI Cooltempo) – deux titres à la basse sous le nom de... Bashir Shakur (son “autre” nom) : If I Had To Choose et Sleeping With Victor (produits par David Gamson). Puis trois participations à des musiques de film : “The Hurricane” (MCA), “Love & Basketball” (New Line Records/Import Etats-Unis) et “Disappearing Acts” (Izzy Records). Sur la première : un superbe inédit (qui “annonce”, par sa forme et sa construction, la couleur générale de “Cookie”), Isolation, co-produit par Allen Cato et featuring Grégoire Maret à l’harmonica. Sur la deuxième : tout simplement Fool Of Me (version identique à celle figurant sur “Bitter”) – notons au passage qu’un certain Bilal fait dans cette compilation sa première apparition officielle en tant que chanteur-leader avec sa chanson Soul Sista... Sur la troisième : nouvel indispensable inédit, Remember, toujours produit par Cato – Meshell a par ailleurs composé avec Cato tout le score du film, malheureusement jamais publié officiellement (seul moyen d’en apprécier la teneur : se procurer le dvd du film, paru sur HBO Home Video aux Etats-Unis). Enfin, Meshell a écrit avec Paul Thompson un intrigant instrumental (Paul) sur le cd de Project Brass (“The Cure To What Ails You”, www.projectbrass.org), qui n’est autre que le “groupe” de Thompson featuring... Paul Thompson (trompette, machines, samples, etc.) – Thompson était par ailleurs l’assistant producer de Meshell sur “Bitter” et vient de jouer récemment à New York avec elle.

2001 : Meshell travaille activement à la réalisation de son quatrième album, “Cookie : The Anthropological Mix Tape”. Tout juste le temps de faire un petit tour (de basse) sur l’album du duo Lamb (“What Sound ?”) et, surtout, d’enregistrer Rough And Tumble et Nico Lost One Small Buddah avec le chanteur Joe Henry pour son superbe “Scar” (Mammoth Records), produit par Craig Street et distingué dans les colonnes de Jazz Magazine l’an dernier. Plusieurs disques sont annoncés sur l’incroyable site de l’incroyable Matthew, www.bashirshakur.org, caverne d’Ali Baba pour les fans de Meshell, (nettement plus convaincant que les officiels www.meshell.com et www.meshell.net mis à jour tous les 36 du mois...) : ceux des chanteuses Alanis Morissette et Alana Davis, les projets “Red Hot + Riot“ en hommage à Fela et “Standing In The Shadow Of Motown”... Patience...


!!! désolé mais ce lien www.bashirshakur.org est mort, dommage, c'était un bon site !!!

voili voilou !!!

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